Nationalité : Américaine
Genre principal : Post Rock
Naissance : 1991
Age : 16 ans
Biographie de AFI Dans la grande famille du rock américain, AFI (A Fire Inside) occupe une place un peu intermédiaire. Venus de Californie, les musiciens partagent en partie l'histoire de toute cette nouvelle vague de skate-punk qui suivit Nirvana : Green Day, The Offspring ou Blink 182. Leurs rythmiques accélérées, leurs mélodies et leurs productions léchées tendraient a priori et à les ranger dans la même catégorie. Mais leur imagerie sombre – vêtements noirs, maquillage et tatoos – et leur goût pour les paroles désespérées tendraient à en faire des fils de Depeche Mode, des neveux des Smashing Pumpkins et des cousins de Placebo. Des gothos en skate ? Cela mérite quelques précisions...
C'est en 1991 que Davey Havock (chanteur), et Adam Carson (batteur) commencent à jouer ensemble au sein du groupe Dork. Un peu de persévérance, et c'est le début des tournées locales, des compilations indies... En 1995, les choses se précisent avec un premier album : « Answer That And Stay Fashionable », rapidement suivi de « Very Proud Of You ». Parus sur les labels Wingnut et Nitro, ces deux opus les introduisent comme des héritiers de la mythique scène hardcore locale, des Dead Kennedys aux Bad Brains. En effet, AFI rentre dans le tas, sans beaucoup de maturité musicale mais avec beaucoup de conviction. Militant, le chanteur s'interdit notamment de consommer tout produit d'origine animale.
Rejoints par le bassiste Hunter, un autre végétalien, en 1997, et par le guitariste Jade Puget en 1998, Davey et Adam trouvent progressivement leur formation et leur son actuels. Aussi la qualité de leurs albums ("Shut Your Mouth And Open Your Eyes", 1997 ; , "Black Sails in the Sunset", 1999 ; sans oublier les EP "A Fire Inside", 1998 et "All Hallows", 1999) s'accroît-elle progressivement, en même temps que leur public. C'est à cette époque qu'ils se rapprochent du mouvement gothique, ralentissant ponctuellement le tempo pour introduire des climats malsains et inquiétants.
Le succès commence doucement avec « The Art Of Drowning » (2000), grâce au single radiophonique « Days of the Phoenix », puis éclate avec « Sing The Sorrow » (2003). Sorti chez Dreamworks, ce nouveau LP leur permet de collaborer avec un producteur reconnu, Jerry Finn, et de discipliner leur fougue. Et là, c'est le disque d'or, le MTV Award, les tournées avec Rancid ou The Offspring...
Après trois ans de route et de maturation, leur dernière livraison, « December Underground » est arrivée en juin 2006. Parue chez Interscope, elle est encore plus léchée et ne s'interdit pas quelques discrets apports électroniques, comme sur le single « Miss Murder ». Elle devrait donc en toute logique élargir le cercle de leurs fans, regroupés dans l'association The Despair Faction.